À propos

  

Aujourd’hui cette constante pression intérieure n’est plus. Je me sens tel le roseau qui plie, mais qui ne casse pas ! La majeure partie de mes difficultés se trouvait au niveau social ; mon estime personnelle ayant augmenté, ces difficultés se sont atténuées et mes peurs ne sont plus paralysantes.

Avant…

Mai 2013; Je m’installe en appartement à Joliette avec une personne que j’ai rencontré en thérapie. Dès lors, il rechute et je ronge mon freins. N’en pouvant plus de vivre avec un fantôme qui consomme dans sa chambre ; la tête remplie d’obsessions, le corps absent des réunions d’entraide, je rechute. J’étais inscris à mon cours de soudage-montage, un D.E.P. que j’avais déjà commencé 2 ans plus tôt. Hélas, lors de mon début aux cours en septembre 2013, ma tête était déjà ailleurs et la consommation avait fait son travail.

Mon colocataire s’était enfui pendant la nuit. Je m’étais retrouvé avec quelqu’un qui consommait beaucoup plus, mais qui devait payer le loyer. Un mois plus tard celui-ci se sauvait aussi, me laissant la charge du loyer à moi seul. Ma vie était trop instable pour que je puisse être attentif en classe.

Deux semaines après le début des cours j’abandonnais pour me consacrer à temps plein à l’anxiété, au ressentiment et évidemment à la consommation.

Décembre 2013 ; Je suis seul dans mon grand 4 1/2 , avec 3 moitié de loyer en retard. Le dernier colocataire à qui j’ai ouvert la porte s’est également enfui la journée avant le paiement du loyer. Je ne donne plus de nouvelles à ma famille depuis septembre ; trop honteux d’avoir saboté mon entrée à l’école. Je suis malheureux, misérable. Sachant que je ne pourrais garder mon logement, ayant abandonné l’idée d’avoir un autre colocataire, je songe sérieusement à m’enlever la vie.  Je n’ai plus de ligne téléphonique sur mon cellulaire et je me rends chaque jours au Tremplin pour rencontrer un intervenant, mais cela s’avère complexe, puisque normalement, ils auraient dû m’appeler pour confirmer un rendez-vous. Une semaine plus tard, je rencontre une dame qui met tout en œuvre pour que mon entrée chez Dianova se fasse rapidement.

Trois jours plus tard, le 3 décembre 2013, j’arrivais au centre de Dianova à Terrebonne.

Pendant…

Suite à plusieurs thérapie, je connaissais beaucoup de théorie thérapeutique. Cependant, j’avais très peu de pratique, et la pratique demande le courage d’affronter ses peurs. Un aspect qui ma aidé ici, est le concept de « vie communaitaire ». Car même en épluchant des patates, des choses positives se produisaient. J’apprenais à être calme, à m’appliquer et surtout à discuter avec une autre personne à qui on avait donné la même tâche. Initier et maintenir des conversations à toujours été une de mes plus grande faiblesse. J’ai appris à voir la sociabilisation comme un élément positif de la vie. Socialiser me permet d’exprimer qui je suis et d’apprendre à me connaître. Cela ajoute de la richesse à mon quotidien. Ce faisant, j’affronte mille et une peurs rattachées à la vie sociale. Mon estime personnelle augmente et surtout, surtout, je m’amuse. J’ai découvert  qu’être avec des gens est une chose dont j’ai besoins pour avoir une vie saine et équilibée.

J’ai également appris à porter des projets, qui impliquent d’autres gens, à terme. À proposer, à prendre des risques, à essayer, à gérer un échec, à gérer un refus, mais aussi à réussir. J’ai développé mon coté artistique qui ne faisait que sommeiller en moi. J’ai découvert de merveilleuses choses en moi, qui graçe à l’art, émerveille aussi les autres. J’ai vraiment découvert et confirmé ma passion ici. Ce qui me faisait vibrer, ce qui me rapprochait de Dieu.

Depuis trop longtemps j’ai une relation malsaine avec la nourriture. Je mange, non pas par appétit, mais par insécurité et gourmandise. J’ai appris à être à l’écoute de mon corps et plus discipliné. Depuis un mois, je ne mange plus de collation à 16h. J’ai égalemnet cessé d’acheter des croustilles et chocolats. Une de mes plus grande réussite est d’avoir réussi à ne plus manger dans mon lit avant le coucher. Une habitude qui me procurait un certain « high » ; un comportement qui me ramêne à la consommation. Ces changements m’ont permis de « stopper » mon ascension calorique, et même de perdre quelques livres!

Je me suis également reconcilié avec la spiritualité. Graçe à celle-ci, la vie est plus douce parce que j’y oppose moins de résistance. Je réussi à lacher prise sur des choses qui autrefois perturbaient mon bien-être émotif. J’apprends encore à confier (à une puissance supérieure) certains éléments qui m’apporte anxiété et insécurité.

Toutes ces choses ont été possible parce que j’y ai mis des efforts constants ; mais aussi graçe à l’aide des intervenants et autres résidents. Voici quelques moyens que j’ai utilisés pour parvenir à effectuer ces changements : Surveiller ma relation à la nourriture, effectuer les changements qui s’imposaient ; être attentif à mon hygiène personnelle ; prendre ma place tout en respectant mes limites ; ne pas me censurer avant même de parler ; parler de ce que je ressens avec les intervenants, mais aussi avec les résidents ; être plus spontané et pro-actif avec les autres ; choisir mes combats ; initier la conversation ; apprivoiser la socialisation comme un élément positif ; mener mes projets à terme ; me donner le droit d’être fier de moi ; M’amuser.

Au niveau de la vie communautaire, je crois avoir eu une exellente implication, si je compare avec mes anciens comportements. J’ai animé un atelier d’art. et organiser une activité karaoké. J’ai construit une banque de plus de 200 chansons karaoké que je laisserai à Dianova pour de futures activités. Je suis membre du comité sport et loisirs et du comité des pairs.

Lors de mon arrivée ici j’étais à fleur de peau. Ma manière de gérer les évenements m’amenait à «exploser» émotivement. Ce fut très difficile pour moi d’évacuer les choses sans en accumuler davantage. J’ai pris des moyens concrêts, de ma propre initiative, pour y arriver. Je dois dire qu’aujourd’hui cette constante pression intérieure n’est plus. Je me sens tel le roseau qui plie, mais qui ne casse pas ! La majeure partie de mes difficultés se trouvait au niveau social ; puisque mon estime personnelle à augmenté, ces difficultés se sont beaucoup atténuées et mes peurs ne sont plus paralysantes.

J’ai, depuis quelques jours, un réel sentiment de fièrté qui m’habite. Je crois qu’avec de la discipline, de la constance, de l’honnêteté, de l’ouverture et de la volonté, je réussirai à garder ce sentiment présent et à le faire grandir.

Après…

Il est certain que j’ai appris des erreurs commises dans le passé. C’est pourquoi j’ai décidé d’aller m’installer en maison de réinsertion pour un certain temps. Cette fois-ci je vais prévilégier plus de temps et un meilleur encadrement afin d’être plus stable dans tous les sphères de ma vie. J’ai hâte de retourner sur le marcher du travail, mais je ne ferme pas la porte aux études. Je compte retourner dans les réunions (A.A., C.A., N.A.) que j’avais adopté dans mon année d’abstinence, en 2008. Je désirerais également avoir un suivi externe au C.R.D. de Montréal ainsi que chez « Phobie-Zéro ». J’ai l’intention d’initier le contact avec ces deux organismes pendant mon séjour à Dianova.

Je désire également cotoyer des gens qui ont les mêmes intérêts que moi et aussi m’adonner à ma passion. Pour ce faire je recherche un milieu communaitre oû je pourrais pratiquer l’art avec d’autre gens.

La prochaine étape logique serait d’aller visiter le centre « Le Delta » à Montréal. Ensuite choisir l’endroit oû je désire aller après Dianova. J’appelerais dès la semaine prochaine au C.R.D. de Montréal et chez « Phobie-Zéro » pour m’informer et m’y inscrire.

J’ai l’intention de communiquer avec deux de mes anciens employeurs, oû j’occupais des emplois que j’aimais, que j’avais perdu suite à l’abus de consommation. Peut-être seront-ils prêt à me redonner une chance. Sinon, je suis certain de trouver quelque chose, mais le défi sera de trouver un emploi que j’aime et pour se faire je dois être sélectif et prendre mon temps. Je suis un exellent travailleur, ce point n’est pas une source d’anxiété pour moi.

Mes pires déclencheurs sont en moi, au niveau émotif. Le seul déclencheur externe, est la vue de la section bière et vin lorsque je fais mes courses au supermarché. La pire chose que je puisse faire est de m’arrêter, carosse en mains et contempler cette aire alcoolique en ne voulant me souvenir que des bons moments. Je sais donc ce que je ne dois pas faire, puisque je l’ai déjà fais ; l’idée se fraie lentement un chemin, à chaque fois, repoussant la barrière de sécurité, puis sans prévenir le corps flanche, sans que l’esprit ne comprenne vraiment…

Mes déclencheurs interne sont plus sournois : l’isolement et l’accumulation. Je dois, en tout temps, repousser les limites de mes peurs. Une bonne manière de me « garder à jour » est d’assister à des réunions d’entraide et de m’y impliquer. Ce qui m’obligera à rencontrer de nouvelles personnes sur une base hebdomadaire. Je dois également être ouvert à de nouvelles rencontres. Les organismes que je mentionne plus haut seront deux bons atout pour prévenir la rechute, puisqu’ils me permettront d’évacuer ce que je vis et de rester conscient que mes peurs seront toujours là, prettes à me paralyser.

Benoit.

(Nom fictif)

What brought me to Dianova was the intervention of loved ones, friends and family. Was I ready myself? At that point I was confused and anxious and I was not sure if I was ready. I felt more pushed into the program. September 18th was my first entry into the inpatient rehabilitation center, I remember being extremely nervous. This was something I was completely unfamiliar with. I floated through the days, not letting go of certain unfinished business I had left on the outside of the center. I dealt with anger and frustration for a good part of my first visit to Dianova. I finally got myself into such a rage, that I instinctively let my anger get the best of me and I left in fit a rage.

After approximately 10 days I realized that maybe I do need the help, not only with my addiction but my emotions as well. I then made the initiative to call back and ask if I could return. My gut feeling lead me to believe that there was no chance Dianova would accept me back into the program due to my anger, and the way I left. I was sure the answer would be “no, sorry, but we can refer you to other resources”. After an interview, I was surprisingly accepted back in. My program began as of October 2nd, it was a Monday. I knew I had a problem, but accepting help is a whole other thing all together.

My addiction consists of alcohol, benzodiazepines, cocaine, and crack cocaine, of which I was using very heavy amounts of daily for approximately a 6-8 months period. I say approximately because it’s all just one big blur. Part of me was already dead, the other part wanted to die. I was somewhat hoping that the drugs would eventually kill me ending my torturous lifestyle without having to actually commit the cowardly act of suicide. The one thing that did however keep me afloat was my grandmother. She raised me and I consider her as a mother, part of me knew I had to stay alive to help take care of her when the time came, considering, she had done so much for me. I owe her my life. I was depressed, angry, lonely, and an emotional wreck. I was a mess, a complete disaster of a human being. I neglected my basic needs, my “job”, my bills, my dog, my friends, my family, etc... The list goes on. All I wanted to do was forget about it all, ignore the problems and live in a bubble.

During my second stay at Dianova everything changed. I came in with the right mentality, an open mind, acknowledging in more depth that I have a severe addiction problem along with immense emotional issues: borderline/Antisocial Personality Disorder. With the help of Melinda, my counsellor at Dianova as well as my own personal research I soon discovered and understood that my sobriety was directly linked to my emotions. I have a much better understanding of emotions now. Anger is a secondary emotion meaning that before you get angry there is another or multiple emotions involved beforehand. I’m learning to let these primary emotions stay within me longer, it’s a work in progress. Over the years the wall I had built covering these emotions up reached its peak, resulting in me using more and more as the days went on, resulting in my “rock bottom”.

Through the workshops provided by Dianova and help from my counsellor I gained much knowledge, from basic needs to relapse prevention. Many hours spent in group discussing the various topics, with every subject as important as the next in order to live a balanced lifestyle, a life worth living, a happy one. I didn’t realize how many emotions you go through in a day until I started writing them down daily and it’s alarming as well as extremely fascinating. Emotions are such a massive part of human life on a daily basis, from politics to songs played on the radio. I’ve created a “Plan A-B-C” in order to deal with my emotions, which includes walking away, calming down whether it may be through listening to relaxing music or focusing on my breathing, but at the same time remembering to come back to resolve the conflict, whether it be mental or with another person. Never leave a conflict unresolved.

It’s been an uphill, downhill battle. I have a prevention plan. If I feel myself starting to slip emotionally considering my triggers are mainly emotional I will call a “soon to be” sponsor or one of the many great people I have in my support group. These people I am very thankful and grateful for, along with the help I’ve received from, multiple counsellors and residents at Dianova, a few friends, my mother and my grandmother. This is a strong plan that I will follow through with.

I’ve regained my self-worth and self-respect

When I leave Dianova I will be taking courses and find a job. When I receive that job I will no longer be relying on welfare. I will volunteer at two different missions a week in order to gain some experience, with good references and experience, everything should work out. I feel that with all I’ve gone through from a child up until this very moment of my writing this letter I’ll be able to relate to many people in need of help. I’ve been given a second chance and I will use it to do good. I want to make a difference in the lives of others for the better, the opposite of what I was doing. As for my healthy I will continue to eat properly, watching my diet and exercising regularly. I will be very busy, but I will remember to allow time for fun and activities that interest me as that is also an important part in living a balanced lifestyle.

I’m changing, and this is only the beginning of my adventure, my path, my road to a happy life. I’ve accomplished a lot, I’m strong, courageous, I’m a fighter, a “go-getter”, I’m honest and loyal as well as smart and capable, I believe in myself. I’ve regained my self-worth and self-respect. I have a lot to offer, and I will put every ounce of what’s in me into remaining sober, managing my emotions, my life and achieving my goals. “There’s always a solution”.

I had no solution before Dianova and sobriety, I had no solution to life or any will in finding one, but now I do.

I will succeed.

Nicholas

Brigitte est arrivée en 2012 dans le projet de logements sociaux de Dianova au centre-ville de Montréal. Référée par Old Brewery Mission, elle venait de vivre 3 longues années d’itinérance au centre-ville. Elle aspirait à retrouver un logement digne et sécuritaire. Après avoir reconquis une certaine quiétude et un sentiment de bien-être, Brigitte a repris contact avec sa famille qu’elle était impatiente de revoir, notamment son fils qui vivait loin de la métropole.

La santé de Brigitte avait été affectée par ses années d’errance et elle avait de plus en plus de difficulté à trouver l’énergie pour mener ses activités quotidiennes.

Le 17 octobre elle s’est entretenue avec son voisin de pallier, elle lui a dit qu’elle se sentait particulièrement fatiguée. En revenant d’une course, son voisin a accroché son publisac à la porte de sa chambre, comme il le faisait habituellement. Le vendredi le publisac étant encore sur sa porte, son voisin nous a avisés de son inquiétude pour la santé de Brigitte. Son décès a été constaté le même jour. Brigitte s’est éteinte à l’âge de 64 ans, paisiblement, dans son appartement, son chez soi.

L’équipe de Dianova veut ici honorer sa mémoire et transmettre ses condoléances à sa famille.

Brigitte et son fils

At the age of 17 (I am now 48), I was trapped in a kitchen fire caused by a gas leak. I was seriously traumatized and developed a phobia which generalized to a dislike and fear of all kitchens. When I found out that I would be on a week of kitchen duty, I panicked and called my boyfriend: “Come and get me” I wailed, “I can’t do this!!”

“No way kiddo, it’s time you faced your fears…” was his loving but firm reply.

I suddenly had to change my attitude and tackle this upcoming challenge. I decided to up the ante and cut out my Ativan (anxiety pill), and see if I could apply what I’d learned in the workshops.

Geneviève (Dianova’s home Chef) was calm and reassuring. At no time did she raise her voice or make harsh demands. They were always kind requests. There was constant chattering and the radio played in the background. I quickly learned to love being in the kitchen. The days passed quickly and I made some friends.

I went from visibly shaky when I walked past the stove, to stirring soup over the open fire. Taking a step back, learning to breathe and applying other techniques I had learned in the workshops all contributed to my triumphant therapeutic experience in the kitchen”

I have made a point of taking responsibility for my own behaviour. I do things to the best of my ability and I relax when something is beyond me. Now I can be patient enough at times to ask for help.

It was a series of reactions that brought me in Dianova.

At first, I felt unable to ask for help in my living situation. A lot of another person's affairs dominating my thoughts. Instead of moving on I kept telling myself that I could cope with the situation without the help of others. They told me that I should move on. I didn't and I drank.

Once I truly began drinking I lost complete sense and direction, but I did have a moment at the airport where I realized that I would lose everything that I had accomplished in three years of sobriety. That would include friendships and some respect in the community. I finally asked for help and friends came to see me at the hospital. This motivated me to seek treatment.

I was still angry about the recent past and part of me at times wanted to drink to escape thinking about it. Yet I had more to live for, including my writing. I saw how I did have people who cared. Dianova presented itself as the best option in my life.

Arriving here I was scared and unsure whether it was the right place for the first few days. Yet I could think of no better alternative. As I read some spiritual literature and reflected on what to do going forward the desire not to drink became stronger. It was the only way that I would be able to think clearly and not make rash decisions. I wanted to make a fresh start and my sober friends had provided me with a way to take the first steps back to sobriety. I cooperated with the program here. I wanted to gain back an enthusiasm for life that I had had in my early sobriety. Deciding to be more concerned with my own choices than with other people decisions and lives has freed me emotionally.

In the past worry about other people had led me to regressive behaviour and suicidal thinking. Here I have made a point of taking responsibility for my own behaviour. I do things to the best of my ability and I relax when something is beyond me. This has relieved a lot of the anxiety that I had in the previous months. Doing the chores properly, tending to the garden, keeping a journal and being punctual have all been helpful in getting my perception in better focus. Also I have said no sometimes when I did not feel up to a task.

This has left me with a good feeling about myself. Accepting that I don't know things and that I don't need to know everything has been a good tonic for me. Before I would frequently think that I could do more things that I could on my own. Now I can be patient enough at times to ask for help. The main challenge I still have is being around personalities that are aggressive or strong. I feel the need to argue or help them when perhaps staying out of it is the best thing for me. It is not like me to stick my nose in to people's business. Yet other people affairs can affect me internally and leave a mess inside. Sometimes I abandon situations too quickly.

I have projects to work on and being sober will enable me financially and time wise to dedicate myself to them. I need to find reasonably quiet accommodations to write and live in. Currently I have begun an apartment search. I have saved money to put myself into a place and buy the necessary supplies for my projects. I would like to buy a desk, bookcase and a printer after I move into a new apartment. These may be mundane articles but they are important to me. Attendance at AA meetings is a given. It has kept me sober before. I need to maintain some phone contact with members and other healthy people as well as keeping myself busy. The busy part usually isn't a problem.

I will pursue the volunteer teaching position that was offered to me before I came to Dianova. Starting an English teaching project here has helped me to get in the mindset of that challenge. It prepares me for the future. I need to be careful that I don't get caught up in others lives. I need to establish my own work as a priority. I must be available to help others when I truly feel that I can, but also be able to have a comfort zone that I can work in. In order for this to work I need to plan out my days and earnestly do the necessary things in my home and with my work so that I can experience a sense of fulfillment.

This will enable me to avoid unnecessary emotional and mental entanglements that would make me doubt whether sobriety is what I want.

I know that I will be faced with a whole different set of circumstances outside but I am confident that I can meet the challenges and use the resources available to me to fill in the gaps. There are many places to look for direction.

I will put the time in to be active in the community and with my work.

Conrad